La règle 3-2-1 relue à l'heure de l'immuabilité
Trois copies, deux supports, une hors site. La formule tient toujours, mais elle suppose désormais qu'au moins une copie soit hors d'atteinte des identifiants d'administration.
Rubrique U4
Une sauvegarde n'est pas un fichier posé quelque part : c'est une chaîne complète qui va de la capture de la donnée jusqu'à la remise en service d'un système utilisable, avec un délai annoncé et tenu. Cette rubrique suit cette chaîne dans les deux sens. Vers l'amont, on regarde les mécanismes de copie, la rétention, l'immuabilité du dépôt, la séparation des comptes d'administration. Vers l'aval, on regarde ce qui compte réellement le jour de l'incident : le temps de remontée, l'ordre de redémarrage des dépendances, et la capacité de l'équipe à conduire la manœuvre sans notes perdues.
Le fil conducteur des analyses publiées ici est le même depuis la première : tant qu'une restauration complète n'a pas été jouée, on ne sait pas si l'on a une sauvegarde. Les incidents des dernières années l'ont montré de deux façons. D'abord parce que les attaques par rançongiciel ciblent la console de sauvegarde avant les postes de travail, ce qui rend la copie inutile si elle reste accessible avec les mêmes identifiants. Ensuite parce que les sinistres physiques rappellent qu'une copie hébergée dans la même salle que la production disparaît avec elle. Immuabilité, déconnexion et test régulier sont les trois réponses, et aucune ne dispense des deux autres.
Toutes les analyses
Trois copies, deux supports, une hors site. La formule tient toujours, mais elle suppose désormais qu'au moins une copie soit hors d'atteinte des identifiants d'administration.
Le chiffrement des postes arrive en dernier. Avant lui viennent la console de sauvegarde, les comptes de service et les partages de dépôt.
Coût au téraoctet, débit séquentiel, déconnexion physique : trois arguments intacts. Le délai de remontée reste le point à planifier.
Personne ne demande spontanément quatre heures de perte de données. La conversation devient utile quand chaque palier porte son coût.
Un test utile se chronomètre, se documente et se rejoue par quelqu'un qui n'a pas écrit la procédure. Le reste est une case cochée.
Voir aussi
La sauvegarde ne se décide jamais seule : elle dépend de l'endroit où vivent les données et du contrat qui encadre leur exploitation.
Là où se trouvent physiquement les copies, et ce qui les menace en même temps que la production.
Qui remonte la sauvegarde, en combien de temps, et ce que le contrat engage vraiment sur ce point.
Dépôts objet, verrouillage de conservation et frais de sortie quand il faut tout rapatrier d'un coup.